Notice (8): Undefined index: User [APP/Controller/ArticlesController.php, line 136]
Les transports à Cherbourg : La communauté urbaine dans l'impasse du partenariat public-privé.

Les transports à Cherbourg : La communauté urbaine dans l'impasse du partenariat public-privé.

CUC Transport

 

Dans un article de la Presse de la Manche du 21 septembre 2014, le président de la communauté urbaine Benoît Arrivé s'exprime longuement sur le renouvellement du partenariat public privé entre Zéphir Bus et la CUC.


Lors de la campagne des municipales de mars dernier, les listes " La Gauche Debout ! " avaient mis en débat la gratuité totale des transports, et également la tenue d'un débat sur la municipalisation du réseau Zéphir Bus.

Si des améliorations évidentes ont été obtenues, la baisse de près de 50% du tarif jeune pendant la campagne et  la gratuité des transports pour les chômeurs de catégorie A entre les deux tours des élections, les « grandes ambitions » évoquées par le président de la CUC ne peuvent nous donner entière  satisfaction.

En effet, le président Arrivé se félicite de l'augmentation de la subvention versée à la filiale de Kéolis, (qui monte ainsi à 7,3 millions d'euros), cette subvention permet à Zéphir de payer les salaires des employés, l'entretiens des bus, la rénovation du réseau, etc. … 

Mais la question est là :

Est-il pertinent de financer près de l'ensemble des dépenses d'une entreprise privée dans le cadre d'une délégation de service ? 


Vu la hauteur de la dépense annuelle, il apparaît bien plus logique de garder dans le giron du public les transports cherbourgeois, ne seraient-ils d'ailleurs pas moins coûteux ? La question mérite d'être posée. Quand à la réponse, nous avons interpellé M. Arrivé lors du dernier conseil de CUC, nous attendons toujours ... 

De plus, une municipalisation serait une bien meilleure garantie d’amélioration des conditions de travail des 121 salariés de l'entreprise, qui la réclamaient eux-mêmes par le biais de leurs syndicats  il y a quelques temps.

La communauté urbaine s’enorgueillit également de l'augmentation du nombre d'abonnements jeunes. Il est vrai que plus l'on s'habitue à prendre le bus jeune, plus l'on continue à le faire dans la vie active, mais combien de nos jeunes, mais aussi de nos travailleurs, jeune comme moins jeune, combien de nos retraités, de nos touristes prendraient le bus s'il était gratuit ?

En outre, des progrès non négligeables en terme de pollution de l'air, d'amélioration du trafic routier seraient parfaitement envisageables. Dans les villes où le transport gratuit a été mis en place, c'est jusqu'à 30% du trafic qui a été réduit. Imaginons le boulevard Mendès-France, le carrefour de la gare, à l'heure de pointe avec un tiers du trafic en moins …

Enfin, le bus, comme bien commun et municipal, permet d'envisager autrement son utilisation; il ne serait plus simplement un moyen de transport, mais également, une attraction touristique dans lequel on irait par plaisir, pour s'y promener, un lieu d'exposition temporaire à mettre en lien, par exemple, avec "Le Musée fait le mur" et qui permettrait une plus grande proximité avec l'art.

Non, les avancées en matière de gratuité ou de tarifs ne sont pas suffisantes pour répondre à l'ampleur de la crise qui touche notre population. L'absence de réponse au dernier conseil de communauté urbaine sur la municipalisation et une opposition dites " philosophique " sur le principe de gratuité des transports ne permettent pas d’espérer une amélioration sur ce terrain là.


Nous, élus de la gauche debout, nous posons ainsi comme seul défenseur du projet de gratuité et de municipalisation; un projet écologique, social et économique, qui va dans l’intérêt de l'ensemble de la population.


comments powered by Disqus

Retrouvez nous sur